On continue notre montée, les anglais devant, passez les premiers messieurs les anglais. En fait Chrissie qui grimpe à l'échelle comme un écureuil attrape mes cordes, les passe derrière le bollard, et me les envoie. Cela me simplifie beaucoup la vie, et m'évite de la fatigue. En contrepartie je leur sers d'interprète et éventuellement de guide touristique. Nous avons droit à plusieurs passages en fossé. Le canal est taillé dans un flanc de colline. Deux biefs de 2,4 et de 3 kilomètres nous semblent très longs, les bras et les jambes se relaxent un petit peu. L'accompagnateur du jour n'est vraiment pas souriant. Ça le gonfle vraiment d'avoir à guider des bateaux. Quoi qu'il en soit il aura sa paye à la fin du mois. Fonctionnaires, quand vous n'êtes que ça, ce n'est vraiment pas grand-chose. Quelle image pour les étrangers ! Plusieurs m’on dit qu’ils avaient parfois l’impression de déranger le personnel VNF. Compte tenu que les berges ne sont pas accessibles, nous amarrons pour le déjeuner contre une barge défoncée. Le fond du Baladin touche un peu les cailloux, et le Spica qui a plus de tirant d’eau doit s’amarrer à couple. Nous n’avons pas pu rester en sécurité dans l’écluse parce que le chef ne veut pas. Un chef stupide change complètement la vision que l’on peut avoir de ce canal.
Il y a 8 ans