jeudi 13 décembre 2007

Mardi 27 mai 2003


Départ du port de Saint Dizier, aucun fantôme est venu me gratter les doigts de pieds pendant la nuit. Aujourd’hui, ma sherpa est une jolie petite blonde, elle est exacte au rendez-vous. Le canal est maintenant dans la plaine de la champagne pouilleuse. Il est presque strictement tout droit. 4 écluses sont à commande automatique. Le soleil est au beau fixe. J’ai enlevé complètement la bâche, et debout sur le capot moteur la perche est plus facile à attraper. Voyage globalement agréable sous un beau soleil qui fait des bulles. Les écluses sont tapissées de petites moules d’eau douce. Lorsque l’eau se retire au vidage de l’écluse elles se font un très coquin plaisir d’envoyer une petite giclette. Comme c’est de l’eau d’écluse, il y a sans doute mieux comme vaporisateur de parfum. On pourrait l’appeler « Fleur d’écluse ». Arrivée Vitry le François beaucoup de péniches sur les bord du canal. C’est le point de raccordement du canal Saône Marne (d’où je viens) du canal Marne Rhin (oùje ne vais pas) et du canal latéral à la Marne (où je vais). Le port est tout petit, dès l’amarrage du bateau, deux charmantes hôtesses très élégantes viennent me souhaiter la bienvenue. Eau électricité c’est gratuit. Ces deux belles ont un bureau dans une baraque de chantier bien aménagée, elles ne sont là que depuis une semaine. Elles ne connaissent strictement rien ni à la navigation ni à l’organisation des voies fluviales. Elles me distribuent des prospectus et m’emmènent à 800 mètres du port, dans les vestiaires d’un gymnase pour prendre une douche froide. Le guide annonce un port avec tout le confort, c’est presque de la publicité mensongère. Balade en ville, belle cathédrale, thé au soleil et téléphone à celle qui travaille. Excellent repas à bord. La vie est belle (enfin parfois).

Lundi 26 mai 2003


Les sherpas éclusiers sont toujours des vacataires, peu de discussions, sinon des banalités. La navigation est très intéressante, plus de villages, plus de vie. Certains passages d’écluse sont rendus difficiles car les niveaux d’eau sont très hauts et la plage arrière du bateau accroche à la descente. Le capitaine râle, mais c’est surtout son manque d’expérience qui est la cause de ses difficultés. Les pare battages sautent sur le bord de l’écluse, et les muscles doivent compenser pour éviter que la coque racle sur la pierre. Le capitaine grogne, dit merde, mais est bien content quand même d’être là. Traversée de la ville de Saint Dizier, avec en finale une magnifique perspective d’arbres jusqu’à l’écluse de la Noue. Soirée au port de la double écluse. Atmosphère étrange de port abandonné. Cependant lavabo avec eau chaude, toilettes, électricité, c’est gratuit, c’est bien, merci monsieur le Maire. Quelques courses en ville pour découvrir l’ancien magasin « au petit Paris ». Retour dans la solitude. Repas et repos.

Dimanche 25 mai 2003

Sous un ciel toujours très chargé le soleil arrive à percer pour une balade jusqu’à Joinville. La navigation est tranquille. Les paysages champêtres sont bien ouverts, la campagne est belle. Comme c’est dimanches les éclusiers sont tous des vacataires. Ils remplacent par de la sympathie leurs manques de qualification. Déjeuner sous le soleil dans l’écluse de Saint Urbain. Rencontre avec Pascal & Marie Christine un couple qui fait sa promenade dominicale. Nous parlons bateau, avec une tasse café à bord. Ils n’ont jamais navigué et leurs yeux sont grand ouverts. Je leur propose de m’accompagner jusqu’à Joinville. C’est le bonheur pour eux. Il reste 4 écluses, ils rentreront à pieds. On discute de tas de choses, de leurs projets, ils veulent faire un élevage d’escargots. Ils ont raison, ce sont des animaux faciles à rattraper et pas trop bruyants. Le soir ils reviendront me chercher au bateau pour prendre le repas avec eux dans leur nouvelle maison. La gentillesse est communicative. L’appontement de Joinville est d’une grande médiocrité, cela marque sans doute le mépris de cette ville pour son canal.

Samedi 24 mai 2003


Courte étape, essentiellement sous la pluie. Sauf un rayon de soleil pour la pause de midi à la halte de Vieville. Merci à ces petites communes qui font un effort pour bien accueillir les touristes nautiques. La fatigue est encore un peu là, le moral est comme le ciel, gris est pluvieux. Naviguer n’est pas un devoir, ce doit être un plaisir. Le plaisir n’est pas là : J’arrête à Froncles. Un couple Belge vient me rejoindre. Halte sans confort, mais le chef de l’atelier des VNF vient me saluer, me demander si j’ai besoin de quelque chose. On discute sur l’organisation de leur travail : accompagnement des bateaux, tenue des écluses, maintenance des berges. Comme il n’y a pratiquement plus de transport sur ce canal, il me dit qu’il apprécie la visite des plaisanciers qui sont la seule solution pour maintenir leur activité dans la région. Il met à ma disposition un employé et une voiture pour aller acheter du Gas-oil au village. La serviabilité existe.

Vendredi 23 mai 2003

Le traitement a été efficace. Le réveil à 9h30 me trouve en bien meilleure forme. Re visite chez le toubib qui constate que la bête est encore solide. Réglages techniques sur le bateau. Demain on quitte Chaumont. Merci à la Capitaine du port pour son aide amicale lors de ces 2 journées.

Jeudi 22 mai 2003


Journée de galère. La sciatique n’est plus seule. Elle est accompagnée d’un blocage de tous les muscles, de grippe et de beaucoup de température. Il est très difficile de monter et de descendre dans le bateau. Visite en taxi chez le médecin. Il est inquiet et veut me revoir demain. Dose chevaline de médicaments, léger potage et couchette à 21h30. Une journée qu’on a envie d’oublier.

Mercredi 21 mai 2003



Le rendez-vous matinal est donné sous un ciel gris à l’amont d’une écluse solitaire au milieu d’un pré traversé par le canal. La nature à l’état pur. Quelle belle sérénité ! Un seul problème c’est que je suis seul à ce rendez-vous. Par chance le portable passe est après quelques coups de fil, on me dit que je ne suis pas oublié et que l’on vient me prendre en charge. En effet peu de temps après arrive l’éclusier et sa motocyclette administrative et le chef en voiture parce que l’administration à le sens de la hiérarchie. Ils ont dû régler des problèmes techniques pour le fonctionnement d’une écluse et me présentent les excuses des VNF. Mon sherpa du jour s’appelle Jacquot, c’est un homme simple, gentil et serviable. Il mérite un prix de qualité du service. Comme il habite l’écluse 15, je déjeune à l’écluse 15. La Marne encore petit cours d’eau est très proche, la vallée est encaissée, c’est beau. Jacquot continue son accompagnement jusqu’à Chaumont. Un verre de pastis pour se dire au revoir. Salut, nous nous reverrons jamais, mais merci pour la journée. Arrivée au port de Chaumont avec un début de sciatique très douloureux.

dimanche 25 novembre 2007

Mardi 20 mai 2003



Dommage que le ciel soit gris pour cette journée symbolique. C’est le passage du bief supérieur, avec sur ce bief la traversée du tunnel de Balesmes pour passer du versant Méditerranée au versant Atlantique Nord. Impressionnant tunnel d’une longueur de 4820 mètres, environ 5 mètres de large avec un chemin piéton qui suit le canal. Il, est superbement éclairé sur toute sa longueur. Aujourd’hui, c’est aussi les 31 ans de Cécile, bon anniversaire ma grande ! À la première écluse, rencontre avec mon éclusier suiveur. Il suit le bateau en motocyclette, c’est un véritable Sherpa du tourisme fluvial ! Je prend conscience que mon voyage coûte cher aux finances publiques, mais s’il n’y avait pas mon voyage les dépenses auraient été les mêmes. Alors ! Le passage des écluses est plus tranquille. Beaucoup d’attentes car les écluses ne sont pas prêtes et il faut les remplir. Le temps s’améliore un peu, mais un vent très fripon devient pénible car il déporte le Baladin lors des phases d’attentes. Cela rend le capitaine un peu grognon ! Déjeuner au ponton de Langres. Après la sieste je m’aperçois que le niveau du canal a baissé de 30 centimètres. Aurais-je abusé de cet excellent Côte du Rhône ? Un employé VNF vient m’informer que des petits cons se sont amusés à ouvrir une vantelle pour vider le bief. Très drôle. En navigant bien centré, j’ai suffisamment d’eau pour atteindre dans l’après-midi le village de Rolampont avec une halte très calme et très bien équipée.

Lundi 19 mai 2003


Nuit calme au pied de l’écluse seule la pluie vient jouer un petit air de tambourin sur la bâche. La journée sera encore grise et pluvieuse et les éclaircies ne seront qu’à peine bleutées. C’est la journée des écluses. 28 seront passées dans la journée et ce record sera difficile à battre ! C’est la pleine nature, la grande solitude, une sorte de recueillement. La plupart des écluses des écluses sont automatisées, et parfois le Baladin trop petit n’est pas détecté. Alors retour en arrière, re-passage en agitant la poêle pour améliorer la détection. Parfois visite d’un technicien pour remettre en route les automatismes récalcitrants. Ces personnes sont très efficaces et courtoises avec moi et cela est agréable. Arrivée au sommet, à Heuilley-Cotton. Il ne me reste plus qu’à descendre sur Paris. Ce soir la fatigue physique est très forte, mais c’est si bon. Visite d’une personne VNF pour définir l’heure de passage du tunnel pour le lendemain. Repas rapide, balade dans le village et dormir.

Dimanche 18 mai 2003


Départ vers 10h. Retour en Saône, passage de l’écluse d’Heuilley. Derrière l’écluse barre à gauche toute. C’est l’entrée du canal Saône Marne. C’est l’objectif. De rivière à canal c’est un autre monde. Peu de fréquentation, rencontre de 3 bateaux dans la journée. À la première écluse du canal, l’éclusier est un ancien marinier. Il me raconte quelques souvenir me donne des conseils pour faire des nœuds d’amarrage solides et faciles à défaire. Il fait partie des gens que je suis venu rencontrer. Il me dit de ne pas manquer de faire des photos au prochain pont levant, car c’est là que le film « La veuve Couderc » a été tourné avec Simone Signoret et Alain Delon. Je connais le film, c’est un très bon souvenir. Le temps est gris, parfois pluvieux mais les paysages sont très verdoyants. Je suis isolé de tout car le canal passe de forêts en prairies, il est détaché des villages. La pause de midi se fait dans une écluse et la nuit se passera en pleine nature devant l’écluse de Pouilly (28) en pleine nature. 16 écluses pour aujourd’hui, c’est bien. Je suis fatigué, c’est bien.

Samedi 17 mai 2003


Cette première journée en solitaire s’annonce pluvieuse. C’est le moment de faire des courses à Auxonne, la veste de pluie est très utile. Une éclaircie : c’est le départ. Le gris du ciel se tache par moments de bleu. Passage de l’écluse de Poncey les Athées et route tranquille vers Pontallier. Accès au port par un bras de rivière. Beaucoup de bateaux, mais peu de personnes dans le port en ce samedi soir. Commande de fleurs pour l’anniversaire de Cécile, bricolage à bord, réglage du récepteur de télévision. De temps en temps un orage. C’est la nuit.

samedi 24 novembre 2007

Vendrdi 16 mai 2003


Le départ de Seurre se fait dans la fraîcheur sous un ciel bleu. Jacques pilote, passage de l’écluse de Seurre sans problèmes, canal de Seurre, dix kilomètres sans grand intérêt. C’est morne et banal. Arrivée et arrêt à Saint Jean de Losne pour faire le plein de gas-oil. C’est le premier port français des mariniers, une étape sera faite dans le port au retour. Nous continuons notre route, le fleuve devient rivière, nous laissons l’entrée du canal Rhône Rhin sur notre droite, à bientôt sans doute pour une balade Alsacienne. Le parcours est agréable la campagne est tranquille. Voilà c’est fait : Je suis amoureux de la Saône. Écluse d’Auxonne automatisée et commandée par une perche. Grand ponton à Auxonne au pied d’immeubles, pas d’électricité, l’eau est loin, toilettes chimiques à disposition. L’accueil d’une telle ville pourrait être meilleur. J’accompagne Jacques prendre son train de retour, une dernière bière et salut l’ami. Dommage, c’était sympa !

Jeudi 15 mai 2003


Le réveil offre de bonnes surprises. La brume couvre la Saône d’une fine couette translucide. Les pêcheurs et leurs filets sont à peine visibles. Puis la lumière éclate lentement. Ce sera une belle journée. Départ vers 9h00 lorsque la visibilité est rétablie. C’est le grand calme. La rivière commence à se rétrécir avec l’entrée en Côte d’Or. Arrivée dans l’après-midi à Seurre. Bavardage avec les voisins du port, puis avec le capitaine. Repas délicieux au restaurant, c’est l’invitation de Jacques. Le régime sera peut-être pour demain.

Mercredi 14 mai 2003

Départ à 8h00 Le temps est très frais entre nuageux et peu ensoleillé. Halte à Mâcon pour faire quelques courses et à Asnières sur Saône pour le déjeuner. Navigation tranquille sur une Saône toujours belle et calme, sauf quand on se fait doubler (trémater) par le pousseur le Rhodanien qui a failli nous renverser. Enfin ! C’est le métier de marin d’eau douce qui rentre. Seule la cafetière aura succombée à cette aventure. Halte le soir à l’ancienne écluse de Gigny. Le bœuf bourguignon est au menu du Baladin. À la fin de la journée, le vent tombe un peu et la chaleur revient. Balade pédestre dans le village pour une bonne digestion avant le sommeil.

Mardi 13 mai 2003


Nous avons passé cette nuit à bord. Café, rangement, ultimes vérifications, tout est OK. Appui sur le bouton "Start". Le compteur d'heures marque 1712 heures, et le petit Volvo semble heureux de reprendre du service. Jacques m'accompagne pour 4 jours. Je partage avec lui les premiers tours d’hélice de ce voyage après 25 ans de partage professionnels et amicaux.
Il est 9 heures, recul presque silencieux dans le bras du Rontand à Albigny. Courte manœuvre pour sortir du bras, la Saône est là calme et tranquille comme le ciel de Verlaine. Direction l'amont, moteur à 2100 tours, le paysage commence à défiler, une famille de cygnes nous souhaite bon voyage. De gris le ciel s'encombre de gros cumulus bien blancs qui brillent sur des éclats de bleu. De courtes giboulées marquent régulièrement la vivacité de ce printemps. L'air est encore frais. Il règne un calme étrange sur la Saône, pas de bateaux. Je réalise que j'ai la bonne idée de partir le jour de la grève générale. Après vérification téléphonique, j'ai confirmation que les écluses de Saône sont fermées, nous ne passerons pas Dracé ce soir. Nous continuons en adaptant nos objectifs à la situation. Même sur un bateau il faut garder les pieds sur terre.
Arrêt à midi pour déguster une spécialité de Montmerle sur Saône. La pizza y est excellente accompagnée de beaujolais et de bavardages. Au retour au ponton, Jacques ne peut pas supporter qu'un système mécanique soit en mauvais état. Un taquet est mal fixé, il me fait sortir le sac à outils; dévisse, tape revisse et voilà nous pouvons repartir. Aura-t-il droit à une olive supplémentaire sur sa prochaine pizza? Même pas, mais il est comme ça Jacques !
Dans la lutte entre le soleil et les nuages, le soleil est déclaré vainqueur pour le round de l'après-midi. Le Baladin ronronne en plein milieu de la rivière, l'air est frais, on bavarde, on est bien. Personne au ponton de Belleville sur Saône, accostage, fin de la première journée de navigation. Fin d'après-midi tranquille, sieste + promenade + dîner, la sérénité existe-t-elle ? Bonsoir.


De Lyon à Paris et retour à bord du Baladin en 2003


Quelques données du voyage:



Les dates :
Départ d’Albigny sur Saône le 13 mai 2003 à 9 heures, arrivée à Paris le 1er juin 2003 à 12h00. Départ de Paris le 16 juin 2003 à 9h00, retour à Albigny sur Saône le 5 juillet 2003 à 18 heures.

Le parcours :
La Saône, le canal de la Marne à la Saône, le canal latéral à la Marne, la Marne, la Seine parisienne, le canal Saint Martin, la Seine amont, l’Yonne, le canal de Bourgogne, la Saône.

Le bateau :
Le Baladin est un bateau de type "pêche – promenade" aménagé pour vivre à bord. Longueur = 6 mètres, largeur = 2,4 mètres tirant d'eau = 0,70 mètre. Moteur diesel Volvo Penta de 28 CV.

Le pilote:
Pierre Delphin, 59 ans, permis "rivière" depuis le 9 novembre 1999. Plutôt débutant, il souhaite faire un grand voyage pour faire face à des situations de navigation suffisamment variées pour progresser techniquement.

Les circonstances du voyage :
À 8 mois de la retraite, la pression du travail est relâchée, grâce à une bonne organisation complétée par une belle efficacité de l'associée. Ce voyage est un point de repère du changement de style de vie. Pour cela il est organisé en solitaire, sauf la montée de la Saône où l'ami Jacques apporte sa complicité.

Les chiffres clés du voyage:
Durée du voyage : 54 jours – Navigation : 40 jours, 257 heures – Distance parcourue : 1405 kilomètres – 415 écluses - Consommation : Gas-oil : 271 litres, Apéritifs : 6 bouteilles, Vins : quantité très indéterminée.


Qui est le Baladin ?


Les Baladins qui serpentent les routes, qui sont-ils donc dans leurs costumes d'or . . . . .


Ainsi se murmure la chanson. Le Baladin pour moi, c'est mon bateau. Peut-être un peu plus, un ami, un jouet? Non, c'est encore plus, c'est comme un prolongement de moi-même. Une manière d'être , une manière de vivre. De vivre une aventure intense, de ranger dans sa mémoire des souvenirs, pour les sortir les jours de tristesse et mettre au coin des lèvres une esquisse de sourire.

Non ne rêvez pas. Je ne suis pas un ces fiers et beaux navigateurs solitaires qui sillonnent les mers du monde. Non pas du tout. Je ne suis qu'un pépé qui a largement passé le cap de la soixantaine, et je ne navigue que sur les rivières et les canaux. Je ne suis pas de ceux qui naviguent avec un chronomètre à la main, ma vitesse moyenne est de 7 kilomètres par heure. Mes seuls objectifs: c'est d'être au fil de l'eau, c'est de rencontrer la nature toujours si proche, c'est de rencontrer d'autres navigateurs, c'est de vivre l'instant.

Lorsque je navigue, chaque fin de journée, j'écrit dans mon carnet de bord les éléments marquants de la journée. Selon mon humeur, je me tiens aux faits et parfois je laisse aller mes sentiments, mes perceptions et mes humeurs.

Ce sont ces écrits qui seront publiés au fil de ce blog. A vous de me faire part de la densité de votre intérêt. Partagez-vous ce plaisir? Est-ce que vous même vous navigez? Peut-être nous sommes-nous rencontrés au fil de l'eau.


Voici une première photo du Baladin prise au sommet du canal du midi cet été.
Pierrot